Célébration de la Journée internationale de l'infirmière
“Infirmière? Oui j’en suis fière »
Ce cri de ralliement lancé par Marie Antoinette Hatem, présidente du conseil infirmier à l’Hôtel Dieu de France (HDF), lors de la rencontre qui a eu lieu au campus des sciences médicales de l’Université saint-Joseph (USJ) pour célébrer la journée internationale de l’infirmière, répond au souhait du Pr Salim Daccache s.j., Recteur de l’USJ, que cette journée ne soit pas uniquement un moment de revendications de droit de l’infirmière, mais aussi « une prise de conscience de soi, de son identité et de sa mission, un moment pour méditer sur sa situation et de son avenir ». Une fierté d’appartenir à un groupe professionnel qui, néanmoins, « souffre d’exploitation et d’oubli mettant en danger la profession elle-même » selon Mme Hatem.
Dans son mot prononcé pendant la séance d’ouverture de la journée qui rassemble pour la première fois la Faculté des sciences infirmières (FSI) de l’USJ, l’Association des infirmières diplômées de la Faculté et le Conseil infirmier de l’HDF, la présidente du conseil a énuméré les tâches des infirmières et les difficultés qu’elles rencontrent. « Vous jeunes infirmières, ajoute-t-elle, qui êtes bien formées, bien armées et prêtes à aborder votre future carrière de professionnelles. N’oubliez pas que le métier que vous allez pratiquer n’est pas un simple gagne-pain».
« Rappelez-vous la joie du patient guéri, la reconnaissance de la famille. Et surtout rappelez-vous le plaisir de l’ouvrage bien fait. Un tel bilan n’est pas l’œuvre de simples exécutantes. Rappelez-vous donc tous les matins que vous êtes irremplaçables par vos qualifications, votre pratique et vos responsabilités», conclut Mme Hatem.
La présidente de l’Association des infirmières diplômées de la FSI, Sr Linda Raad, a pour sa part déclaré « nous devons profiter de la Journée internationale des infirmières pour donner une autre image de notre profession et insister sur le fait que l’action d’infirmières compétentes et qualifiées peut transformer la vie des patients, des familles et des communautés, voire de pays entiers ».
Le doyen de la FSI, Pr Rima Sassine Kazan a mis l’accent, dans son mot, sur l’apprentissage par compétences. Car « les changements majeurs, selon Sassine Kazan, qui affectent les systèmes de santé de par le monde, et les besoins de santé de plus en plus complexes de la population, nous imposent de développer de nouvelles compétences afin d’être en mesure d’accompagner ces transformations et de répondre aux défis qu’ils engendrent ».
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