L’USJ en finale mondiale d’arbitrage sportif

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:14px"><span style="font-family:georgia,serif">OLJ / Par&nbsp;<a href="https://www.lorientlejour.com/author/9937-yasmina-el-zein">Yasmina EL-ZEIN</a>,&nbsp;le 21 mai 2026</span></span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre class&eacute;s parmi les meilleures &eacute;quipes au monde, cinq &eacute;tudiants en droit de l&rsquo;Universit&eacute; Saint-Joseph de Beyrouth participent aux phases finales du Sports Arbitration Moot, tenues les 21 et 22 mai &agrave; Madrid.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">&laquo;&nbsp;C&rsquo;est une premi&egrave;re pour nous&nbsp;&raquo;, affirme Sarah Skaff, l&rsquo;une des laur&eacute;ates du concours d&rsquo;arbitrage sportif Sports Arbitration Moot (SAM). La comp&eacute;tition est d&rsquo;une grande importance pour ces jeunes &eacute;tudiants en droit qui s&rsquo;entra&icirc;nent &agrave; juger des cas juridiques de type sportif. Selon elle, les avocats qui traitent de ce type de cas au Liban sont rares et n&rsquo;existent que dans quelques cabinets d&rsquo;avocats du pays.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">La Sports Arbitration Moot est une comp&eacute;tition internationale qui se tient en partenariat avec la FIFA, l&rsquo;instance dirigeante mondiale du football, la Swiss Arbitration Academy (SAA), et des cabinets d&rsquo;avocats reconnus mondialement. Le concours r&eacute;unit en ligne des &eacute;tudiants en droit du monde entier.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">L&rsquo;&eacute;quipe gagnante de l&rsquo;USJ se trouve actuellement en Espagne, o&ugrave; elle rivalisera avec les 15 &eacute;quipes finalistes dans la capitale, dans le cadre de la finale qui se tient les 21 et 22 mai. Les finalistes auront aussi l&rsquo;opportunit&eacute; de visiter des cabinets d&rsquo;avocats parmi les plus influents au monde dans le domaine de l&rsquo;arbitrage sportif.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Cette qualification est d&rsquo;autant plus remarquable qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une double premi&egrave;re&nbsp;: non seulement l&rsquo;USJ participe pour la premi&egrave;re fois &agrave; ce niveau de la comp&eacute;tition, mais c&rsquo;est &eacute;galement la premi&egrave;re fois qu&rsquo;une &eacute;quipe libanaise parvient &agrave; se hisser jusqu&rsquo;aux phases finales du SAM. Sur 76 universit&eacute;s venues des quatre coins du monde, dont de nombreuses institutions europ&eacute;ennes et nord-am&eacute;ricaines habitu&eacute;es &agrave; dominer ce type de concours, l&rsquo;&eacute;quipe de l&rsquo;USJ est finaliste.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">&laquo;&nbsp;Lorsque j&rsquo;ai appris que nous &eacute;tions class&eacute;s 12<sup>es</sup> sur 76 &eacute;quipes participantes, et qualifi&eacute;s pour les phases finales &agrave; Madrid, j&rsquo;ai ressenti une immense fiert&eacute;&nbsp;&raquo;, confie Maroun Lebbos, appelant de l&rsquo;&eacute;quipe (demandeur en appel). &laquo;&nbsp;Surtout compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles nous avons concouru. C&rsquo;&eacute;tait particuli&egrave;rement gratifiant de voir une universit&eacute; libanaise parmi les meilleures &eacute;quipes.&nbsp;&raquo;</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">L&rsquo;&eacute;quipe qualifi&eacute;e est compos&eacute;e de Sarah Skaff et Anthony K el-Feghali en tant que d&eacute;fendeurs, Tia Karam&eacute; et Maroun Lebbos en &laquo;&nbsp;appellants&nbsp;&raquo;, et Habib Abdel Sater dans un r&ocirc;le strat&eacute;gique charg&eacute; de soutenir et d&rsquo;orienter les plaideurs.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">&laquo;&nbsp;Mon r&ocirc;le, c&rsquo;est d&rsquo;observer ce que les plaideurs ne peuvent pas voir depuis le podium&nbsp;&raquo;, explique Habib Abdel Sater. &laquo;&nbsp;Tu regardes les r&eacute;actions des arbitres, tu notes ce qui fonctionne, ce qui accroche et tu transmets &ccedil;a &agrave; l&rsquo;&eacute;quipe entre les &ldquo;rounds&rdquo;. C&rsquo;est un travail de lecture en temps r&eacute;el.&nbsp;&raquo;</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Derri&egrave;re eux, cinq coaches ont assur&eacute; un encadrement rigoureux pendant plusieurs mois de pr&eacute;paration&nbsp;: Rola Makk&eacute;, Malek al-Khalil, &Eacute;lie el-Kareh, Ramy Paul Kiwan et &Eacute;lie Gabriel H&eacute;lou.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Chaque &eacute;quipe doit plaider &agrave; trois reprises, une fois devant un arbitre unique, puis deux fois devant un panel de trois arbitres, face &agrave; des professionnels issus du monde de l&rsquo;arbitrage. Les participants doivent analyser un cas complexe m&ecirc;lant droit du sport, droit international priv&eacute; et proc&eacute;dure arbitrale, puis d&eacute;fendre des arguments solides aussi bien en demande qu&rsquo;en d&eacute;fense, tout en s&rsquo;adaptant aux questions pointues des arbitres.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">&laquo;&nbsp;Les arbitres ne te laissent pas plaider tranquillement, raconte Sarah Skaff. Ils interrompent tes arguments, mais il faut rester calme, rester dans le droit et r&eacute;pondre avec pr&eacute;cision. C&rsquo;est ce qui m&rsquo;a le plus appris.&nbsp;&raquo;</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;&eacute;tais pas tr&egrave;s passionn&eacute;e par le sport avant de participer &agrave; ce concours, affirme Tia Karam&eacute;. Je n&rsquo;avais pas l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre dans un jeu de r&ocirc;le&nbsp;: j&rsquo;avais pleinement assum&eacute; le r&ocirc;le d&rsquo;un avocat.&nbsp;&raquo;</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Pour Anthony K el-Feghali, la dimension humaine du concours a &eacute;t&eacute; aussi formatrice que le fond juridique. &laquo;&nbsp;On s&rsquo;est retrouv&eacute;s face &agrave; des arbitres r&eacute;els, qui exercent vraiment dans ce domaine, et des avocats qui plaident d&eacute;j&agrave; devant ce tribunal.&nbsp;&raquo;</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Cette r&eacute;ussite prend une r&eacute;sonance particuli&egrave;re dans le contexte actuel. Alors que le Liban traverse une p&eacute;riode de turbulences profondes, voir cinq &eacute;tudiants en droit repr&eacute;senter leur pays sur la sc&egrave;ne internationale constitue &laquo;&nbsp;une v&eacute;ritable lueur d&rsquo;espoir&nbsp;&raquo;, selon&nbsp;Campus-J, la publication universitaire de l&rsquo;USJ.</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">&laquo; Plus qu&rsquo;un voyage, une responsabilit&eacute; &raquo;, conclut Sarah Skaff. &laquo; &Agrave; Madrid, Je&nbsp;porte le nom de mon universit&eacute; et la fiert&eacute; du Liban, surtout en ces temps difficiles. Une responsabilit&eacute; pour mon universit&eacute;, pour le Liban. Aujourd&rsquo;hui plus que jamais. &raquo;</span></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:georgia,serif">Lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.usj.edu.lb/news.php?id=18151">USJ Advances to the World Sports Arbitration Finals</a></span></p>