« Des cours qui me paraissaient anodins ont joué un rôle majeur dans ma profession actuelle»
Dans cette rubrique, Re-source, nous nous penchons soit sur des profils d’anciens Étibiens et Étibiennes au parcours inspirant, soit sur des personnes impactantes qui ont enseigné à l’ETIB. Pour ce numéro de la NDT, nous sommes fiers d’interviewer un ancien de l’ETIB devenu E-Commerce & Digital Strategy Manager pour la chaîne d’hôtellerie internationale Kempinski. Une preuve que le diplôme de traduction ouvre grand la porte de toutes les opportunités.
- Joe El Khoury, racontez-nous-en quelques mots votre parcours professionnel.
Mon Master en traduction, option : Traducteur-rédacteur de l’ETIB en poche, j’ai rejoint une agence de marketing digital en tant que Copywriter et Social Media Specialist et j’ai évolué durant 3 ans jusqu’à occuper le poste de Manager en marketing digital. Par la suite, j’ai effectué une transition vers le secteur de l’hôtellerie, en rejoignant la chaîne internationale Kempinski en tant que Manager en stratégie digitale et e-commerce, en charge de trois hôtels au Moyen-Orient et en Europe.
- En quoi la formation à l’ETIB vous a-t-elle servi ?
La formation polyvalente de l’ETIB, m’a permis d’acquérir une vision plus ouverte et flexible du monde ainsi que de ses marchés. Entre les cours de journalisme, de droit, d’économie, ou encore de copywriting, mon parcours universitaire a forgé ma curiosité et mon esprit critique. Cela m’a permis de me développer et d’atteindre le poste que j’occupe aujourd’hui.
Et sincèrement, avec le recul professionnel, des cours qui me paraissaient anodins à l’époque, comme l’initiation au copywriting, à la gestion de blogs, à la création de contenu, ont finalement joué un rôle majeur dans mon parcours et m’ont conduit à développer la passion que je ressens aujourd’hui pour le marketing digital.
-Quel est votre plus beau moment à l’ETIB ?
L’un des souvenirs les plus marquants que je garde de l’ETIB reste les simulations de projets réels que nous avons eu l’opportunité de pratiquer à plusieurs reprises, avec l’accompagnement et les conseils de professionnels du métier, pour mieux comprendre les réalités du marché du travail.
-Quel est le conseil que vous donneriez aux jeunes traducteurs et interprètes qui intègrent bientôt le marché du travail ?
Ce que je recommanderais aux jeunes traducteurs et interprètes, et qui constitue également une compétence indispensable, est de rester curieux et de s’imprégner des nouvelles technologies comme alliées, en particulier l’IA, afin de poursuivre leur développement et leur apprentissage. C’est cette curiosité qui vous permettra d’acquérir de nouvelles compétences et de mieux comprendre l’industrie et le marché dans lesquels vous travaillez !
Je leur dirais également : se doter de nouvelles compétences dans cette industrie, venant s’ajouter à votre formation en tant que traducteur-rédacteur, surtout avec l’arabe comme langue maternelle, tel est le « plus » qui vous différencie.
- Un jour, conseilleriez-vous à vos enfants de suivre la même formation que vous ?
Je conseillerais vivement la formation de traducteur-rédacteur car, dans ce monde en constante évolution, l’ouverture, la curiosité et la flexibilité qu’offrent ces études constituent des atouts majeurs pour l’avenir.
Elsa Yazbek Charabati
Rédactrice en chef de la « NdT »
Chargée de communication à l’ETIB
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