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Chaire Ara Hrechdakian d'études arméniennes

Chaire Ara Hrechdakian d'études arméniennes

Objectif 

Bref aperçu des activités de la chaire d’études arméniennes

• Développement du fonds de livres arméniens de la Bibliothèque orientale (BO).- L'une des missions essentielles de la CHEA consistera à participer activement à l'organisation et à l'enrichissement du fonds de livres arméniens de la BO. L'objectif est de rétablir le rôle historique de la bibliothèque en tant que lieu de référence pour les études arméniennes, invitant les chercheurs à consulter spécifiquement des ouvrages en arménien.

• Un site web dédié à la mémoire arménienne au Liban. — Ce site a pour vocation de valoriser la mémoire des Arméniens au Liban. Dès son lancement, il sera disponible en trois langues : arabe, arménien et anglais. Il présentera des histoires familiales, des photographies ainsi que des films familiaux et historiques numérisés, notamment d’anciens films Super 8, tous liés à la vie des Arméniens au Liban. Il comprendra également des collections photographiques documentant les organisations et institutions arméniennes du pays — écoles, associations sportives, troupes de théâtre, chanteurs, chorales, artisans et bien d’autres — accompagnées de brèves notices historiques. Bien que le site comporte naturellement des textes explicatifs, son objectif principal est de mettre en valeur la mémoire visuelle de la vie arménienne au Liban.

• Organisation d’expositions. — La CHEA utilise les espaces mis à disposition par la BO ainsi que ceux de l’USJ pour organiser des expositions historiques et artistiques sur des thèmes variés. Ces expositions permettent de croiser les regards d’artistes et de chercheurs venus des quatre coins du monde sur des sujets relatifs aux Arméniens du Liban. Des tables rondes et des rencontres avec les artistes (artist talks) sont également organisées.

• Enseignement et conférences. — La CHEA développe à l’Université Saint-Joseph des activités d’enseignement consacrées à l’histoire des Arméniens au Liban, abordant des thèmes variés tels que l’histoire, la culture, la vie religieuse et l’architecture. Elle se veut également un véritable lieu de rencontre académique pour les chercheurs et intellectuels travaillant sur ces sujets. Nombre de chercheurs spécialistes du Liban vivent et travaillent aujourd’hui à l’étranger. Bien que beaucoup d’entre eux soient d’origine libanaise, les circonstances locales les ont conduits, eux-mêmes ou leurs familles, à l’exil. Il en va de même pour de nombreux chercheurs qui se consacrent à l’étude des Arméniens du Liban. La CHEA travaille à la mise en place d’une bourse permettant d’inviter certains de ces chercheurs à l’USJ pour un ou deux semestres d’enseignement. Elle organise également des conférences internationales réunissant des chercheurs et des artistes venus des États-Unis, du Canada, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Arménie et d’autres pays. Les thèmes abordés sont très variés : histoire, diaspora, langues et dialectes, généalogie, architecture, art, musique, mémoire, etc.

• Coopération avec la communauté arménienne et ses institutions. — La CHEA développe une coopération étroite avec la communauté arménienne et ses institutions, en accordant une attention particulière aux jeunes générations. Grâce à l’organisation de conférences, d’ateliers et de projets de recherche collaboratifs, elle encourage un dialogue dynamique et des échanges avec la communauté et ses institutions, renforçant ainsi les liens entre le monde académique et la communauté.

• Ateliers de collecte de matériaux liés à la mémoire arménienne au Liban. — L’un des aspects concrets de ces échanges avec la communauté locale est l’organisation d’ateliers thématiques variés, consacrés notamment aux chansons et instruments de musique, aux livres religieux, aux photographies anciennes ou encore aux témoignages relatifs à des événements historiques spécifiques. Lors de ces ateliers, les Arméniens du Liban sont invités à apporter des objets et des documents issus de leurs collections familiales en lien avec le thème choisi, ou à partager leurs souvenirs. Chaque objet ou document est soigneusement photographié ou numérisé sur place par l’équipe de la CHEA avant d’être restitué à son propriétaire. Cette démarche permet non seulement de préserver et de documenter un patrimoine précieux, mais aussi de renforcer le lien entre la recherche académique et la mémoire communautaire.

• Création d’un fonds d’archives sur la mémoire arménienne. — La CHEA constitue progressivement un fonds d’archives consacré à la sauvegarde des matériaux liés à la mémoire arménienne au Liban. Elle encourage les familles à faire don de leurs collections personnelles — photographies, films, lettres, documents, etc. — à la BO afin d’en assurer la conservation et de les rendre accessibles à la recherche. Elle entreprend également des démarches auprès des institutions arméniennes, en particulier celles qui ont cessé d’exister, afin de préserver leurs archives. Pour la collecte et la conservation de photographies et de films, la CHEA cherche également à développer des collaborations avec des organisations libanaises déjà actives dans ce domaine, telles que l’Arab Image Foundation.

 

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