Défis d’hier, crise d’aujourd’hui, engagement pour demain 50 ans de la Faculté des lettres et des sciences humaines
Penser quand tout vacille. Née en 1977 dans un Liban déjà plongé dans la guerre, la Faculté des lettres et des sciences humaines s’est construite non pas malgré la crise, mais avec elle. Héritière de l’École des lettres de Beyrouth, elle a fait dès l’origine un pari : que la pensée, la parole et la recherche restent possibles, et plus nécessaires que jamais, lorsque tout semble s’effondrer.
Cinquante ans plus tard, ce pari n’a rien perdu de son actualité. Guerre, reconstruction, effondrement économique, pandémie, explosion du port de Beyrouth, et aujourd’hui révolution de l’intelligence artificielle : le Liban n’a cessé d’être secoué. Ce colloque fait de la crise non pas une toile de fond, mais un objet de pensée. Qu’ont appris les lettres et les sciences humaines de ces cinquante années ? Comment peuvent-elles comprendre, et parfois transformer, un monde qui ne cesse de les bousculer ?
Au programme
Séance d’ouverture
Conférence inaugurale du professeur Joseph Maïla– « Espoirs et convictions : aux origines de la FLSH »
Session 1 – Cinquante ans d’histoire : mémoires d’une faculté
Session 2 – Raconter la crise : du récit collectif à l’identité narrative
Conférence du professeur Charif Majdalani – « Sauver le monde en sauvant la langue »
Session 3 – Engagement et recherche : quelles réponses des sciences humaines aux mutations contemporaines ?
Séance de cloture
Entrée libre.