Mémorandum d’entente pour renforcer la bonne gouvernance et l’État de droit

 

L’Observatoire de la fonction publique et de la bonne gouvernance (OFP) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et le Civic Influence Hub (CIH) ont signé un mémorandum d’entente qui établit un partenariat académique et civique stratégique. Celui-ci vise à contribuer au renforcement de l’État de citoyenneté souverain au Liban, à consolider les principes de bonne gouvernance et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques, à promouvoir une citoyenneté inclusive et à défendre l’indépendance du pouvoir judiciaire, considérés comme des piliers fondamentaux de l’État de droit et de l’ordre démocratique.

La cérémonie de signature s’est tenue au Rectorat de l’USJ, en présence du Recteur, le Pr François Boëdec, s.j., du Directeur de l’OFP, le Pr Pascal Monin, du Président du Civic Influence Hub, Fayçal Khalil, de membres du conseil d’administration ainsi que de son Directeur exécutif, le Dr Ziad Sayegh.

Le Pr Boëdec a déclaré que ce partenariat s’inscrit au cœur de la mission de l’USJ qui consiste à relier le savoir à l’action publique et à approfondir la réflexion sur l’État, ses institutions et la gouvernance au Liban. Ce mémorandum, a poursuivi le Recteur, associe l’expertise académique portée par l’Observatoire à la dynamique du Civic Influence Hub et à sa capacité à créer des espaces de dialogue et de communication. L’objectif est de développer des initiatives communes qui contribuent concrètement au renforcement des institutions, à une gouvernance responsable et au service du bien commun. 

Pour sa part, le Pr Monin a souligné que « l’Université ne se contente pas de produire du savoir, mais le met au service de l’être humain, de la société et du bien commun. Ce mémorandum constitue un point de départ pour de nouvelles initiatives et de nouveaux projets visant à renforcer les institutions de l’État et à restaurer la confiance à leur égard ».

Fayçal Khalil a estimé de son côté que « la crise du Liban est, dans son essence, une crise de l’État, de la souveraineté, de la gouvernance constitutionnelle, de la citoyenneté et de l’efficacité des institutions. La construction d’un État de citoyenneté exige de placer l’être humain avant l’appartenance confessionnelle, la citoyenneté avant les privilèges catégoriels et la Constitution au-dessus de tout pouvoir parallèle ».

Le Dr Ziad Sayegh a, quant à lui, souligné que « l’étape qui suit la signature est celle de l’action, à travers des recherches appliquées, des documents de politique publique, un dialogue régulier, la réforme de l’administration publique et l’élaboration d’indicateurs mesurables de gouvernance et de performance institutionnelle, afin de transformer le savoir académique en action publique et en résultats concrets ».

Ce partenariat repose sur une conviction commune quant à l’importance de la complémentarité entre le savoir académique, l’action civique et l’influence sur les politiques publiques. Il vise ainsi à contribuer à la reconstruction de la confiance dans les institutions, au renforcement d’une culture de la redevabilité et de la citoyenneté, ainsi qu’à l’établissement d’un lien entre la recherche et le débat académiques et les défis concrets auxquels sont confrontés l’État et la société au Liban.

Ce mémorandum d’entente prévoit un programme concret de coopération comprenant l’organisation de tables rondes, de conférences et de séminaires spécialisés consacrés à la gouvernance, à la citoyenneté et à la justice. Il prévoit également la mise en œuvre d’initiatives de soutien et de communication avec les décideurs, les autorités religieuses, les milieux académiques, la société civile, les médias ainsi que les acteurs arabes et internationaux. Le programme comprend en outre, l’organisation de rencontres destinées aux étudiants afin de promouvoir les valeurs de citoyenneté, la préparation de publications conjointes, l’échange d’expertises et la coopération dans le cadre de projets de recherche.

Ce protocole d’entente vient réaffirmer l’importance de construire des espaces de coopération durables entre l’Université et les institutions de la société civile, capables de produire des connaissances et de les transformer en initiatives, en politiques publiques et en approches réformatrices concrètes. Cette démarche s’inscrit au service de la construction d’un État moderne, efficace et redevable, fondé sur l’égalité des droits et des devoirs.

Le mémorandum d’entente est conclu pour une durée de trois ans, avec une évaluation annuelle conjointe des résultats, des objectifs et des domaines de coopération, afin de garantir le passage du cadre du partenariat à une démarche de mise en œuvre progressive et durable.

Ce partenariat constitue une nouvelle étape dans le rapprochement entre l’Université et la société ainsi que dans la contribution à l’élaboration des politiques publiques. Il vise à transformer le savoir en impact et à soutenir les réformes, au service d’un État fondé sur la citoyenneté, la souveraineté et la bonne gouvernance au Liban.

 

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