Gilles Prince
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Les Jeux paralympiques constituent aujourd’hui l’une des plus nobles expressions de l’esprit sportif puisqu’ils incarnent à la fois l’excellence, la persévérance et la dignité humaine. Bien au-delà d’une simple compétition internationale, ils représentent une célébration éclatante de la capacité de l’être humain à transcender les limites imposées par l’épreuve, le handicap et l’adversité. À travers chaque discipline, chaque performance et chaque parcours individuel, les Jeux paralympiques offrent au monde une leçon de bravoure, de résilience et de grandeur.
Nés d’une volonté de réhabilitation et d’inclusion, les Jeux paralympiques se sont progressivement imposés comme un événement majeur du calendrier sportif mondial. Leur essor témoigne d’une évolution profonde des regards portés sur le handicap. Là où, jadis, dominaient trop souvent la compassion réductrice ou la marginalisation silencieuse, s’affirme désormais une reconnaissance plus juste et plus équitable de la personne dans toute sa richesse, sa compétence et sa capacité d’accomplissement. L’athlète paralympique n’est pas défini par ce qui est vu comme sa faiblesse, mais par son engagement, sa discipline, son talent et son ambition.
En ce sens, les Jeux paralympiques revêtent une portée qui dépasse très largement le cadre du sport. Ils participent à une transformation sociale et culturelle essentielle : celle qui consiste à remplacer un regard de manque par un regard de valeur. En donnant à voir des femmes et des hommes portés par l’effort, l’exigence et la quête de l’excellence, ils déconstruisent les préjugés encore trop souvent associés au handicap. Ils rappellent avec force que la vulnérabilité n’exclut ni la puissance, ni l’honneur, ni la noblesse du combat.
Il convient également de souligner l’extrême rigueur qui caractérise ces compétitions. Les athlètes paralympiques s’astreignent à des entraînements d’une intensité considérable, comparables à ceux des plus grands sportifs de haut niveau. Leur réussite repose sur une discipline quotidienne, un équilibre mental exigeant et une maîtrise technique de très haute précision. Dès lors, admirer les Jeux paralympiques ne relève nullement d’une forme de condescendance admirative, mais d’une reconnaissance authentique du mérite sportif dans ce qu’il a de plus élevé.
Par ailleurs, les Jeux paralympiques jouent un rôle déterminant dans la promotion d’une société plus inclusive. Ils offrent une visibilité précieuse aux personnes en situation de handicap et contribuent à faire évoluer les politiques publiques, les représentations médiatiques ainsi que les mentalités collectives. Dès lors, ces Jeux se transforment en un espace de revendication muet mais puissant, où l’égalité des chances, l’accessibilité et la pleine participation à la vie sociale se traduisent d’une manière concrète et inspirante.
En conclusion, les Jeux paralympiques ne sont pas seulement une compétition : ils sont une affirmation. Dans un monde souvent tenté par l’apparence, la norme ou l’exclusion, ils rappellent avec une éloquence rare que la véritable grandeur réside dans la capacité à se relever, à persévérer et à rayonner malgré les obstacles.
Les Jeux paralympiques, l’excellence sportive au service du dépassement de soi
Portée par la Compagnie de Jésus, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth a été fondée en 1875. À cheval entre deux siècles, elle s’est imposée comme le pilier de l’enseignement supérieur, la gouvernance et l’intersection entre deux mondes: l’Orient et l’Occident. Très tôt, l’USJ a clairement affirmé sa mission : former des femmes et des hommes compétents, ouverts sur ces deux mondes grâce à leurs valeurs humanistes et leur contribution à la société.
Dès ses débuts, l’université a façonné l’enseignement supérieur au Liban. Elle a été la première à contribuer à l’émergence de plusieurs disciplines essentielles au Liban allant de la médecine en passant par le droit et les sciences humaines, pour arriver à l’ingénierie. D’ailleurs c’est la seule université du pays des cèdres à disposer d’un enseignement supérieur trilingue, tout en restant conforme aux standards académiques internationaux qui se font de plus en plus exigeants.
“Qui n’avance pas, recule”, c’est dans cette optique que l’USJ, à travers ses diverses facultés, a accompagné les grandes révolutions et transformations sociales, culturelles et scientifiques du pays. Plusieurs guerres, séismes, et crises économiques ont tenté de la secouer, en vain ; elle est restée droite, haute et imposante. Entre vents et marées, tel un phare, elle a toujours su porter notre cèdre vers l’avant.
Au-delà de la transmission du savoir, l’USJ s’est distinguée par son engagement constant envers la recherche, la formation clinique de qualité et la responsabilité sociale. Son réseau hospitalo-universitaire (réseau HDF) a longtemps constitué un modèle de formation alliant théorie, pratique et éthique. Cette approche intégrée a permis à des générations de diplômés de s’illustrer au Liban et aux quatre coins du monde.
Dans cette continuité, l’université a amorcé ces dernières années un tournant majeur vers l’innovation pédagogique et technologique. La création d’un nouveau centre de simulation marque une étape décisive dans l’évolution de l’enseignement, en particulier dans les sciences médicales. “Jamais la première fois sur le patient”, c’est ainsi que cet espace d’apprentissage immersif a été pensé. Ce centre permet aussi bien aux étudiants qu’aux professionnels de santé de s’entraîner dans des conditions réels, favorisant la sécurité des patients, le travail interdisciplinaire et le développement des compétences pratiques et décisionnelles. Il incarne une vision moderne de la formation, centrée sur l’excellence, la rigueur et l’adaptation aux enjeux contemporains.
Parallèlement, de nouveaux bâtiments sont en cours de construction, témoignant de la volonté de l’USJ à investir durablement dans l’avenir. Ces infrastructures visent à offrir des espaces d’enseignement, de recherche et de vie universitaire répondant aux normes internationales, tout en favorisant les échanges interdisciplinaires et la créativité académique. Elles s’inscrivent dans un projet global de modernisation, sans renier l’identité et l’héritage historique de l’institution.
Ainsi, près de 150 ans après sa fondation, l’USJ continue d’écrire son histoire. Fidèle à ses racines d’antan, elle ne cesse de se projeter résolument vers l’avenir. Entre tradition et innovation, elle demeure l’acteur majeur du savoir, de la formation et du progrès au service du Liban et de la région méditerranéenne.
L’USJ : la passerelle entre le présent et le futur
« Mais comment, en quinze minutes, pouvons-nous passer d’une combinaison de ski à un maillot de bain au bord de la mer ? Depuis quand y a-t-il de la neige au Liban ? Le Liban n’est-il pas un désert ? » Ces phrases, ces mots comme des flèches tranchantes n’ont jamais cessé de frapper en plein cœur les enfants du pays des cèdres. En effet, lorsque on évoque les Jeux olympiques d’hiver, le Liban ne figure pas spontanément parmi les nations phares ou les plus attendues. Pays du Moyen-Orient au climat méditerranéen, il surprend pourtant par sa présence constante sur la scène olympique hivernale, incarnant une singularité géographique et humaine rare. Derrière chaque participation se dessine un combat remporté par la passion, la persévérance et l’attachement profond à une identité nationale.
Cette présence trouve ses racines dans la diversité topographique du Liban. Malgré sa superficie réduite, le pays des cèdres possède plus de deux chaînes montagneuses, avec son plus haut sommet culminant à plus de 3 000 mètres d’altitude, où une neige éternelle peut représenter un message de paix et d’espoir. C’est ainsi que, dans un contexte souvent limité par le manque d’infrastructures et de moyens, des stations telles que Faraya–Mzaar, Les Cèdres, Laqlouq ou Zaarour ont pu bercer la culture des sports d’hiver, modeste mais vivante, dans un hiver glacial.
Pour commencer, le Liban fait partie des premiers pays arabes à avoir participé aux Jeux olympiques d’hiver, avec une première apparition dès 1948 à Saint-Moritz. Depuis, sa participation a été aussi bien intermittente que constante, principalement dans les disciplines du ski alpin et, plus récemment, du ski de fond. Si les délégations libanaises ont toujours été petites, leur portée symbolique n’en est que plus forte.
Au fil des années, plusieurs athlètes ont marqué cette aventure olympique. Jacky Chamoun, figure emblématique du ski alpin libanais, a représenté le pays à plusieurs reprises, contribuant à faire connaître le ski libanais au-delà des frontières. Plus tard, César Arnouk et Farah Fakhro ont incarné cette continuité, illustrant le rôle central de la diaspora dans la représentation sportive du Liban.
À l’approche des Jeux olympiques d’hiver de Milan–Cortina 2026, le Liban s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire olympique. Une fois encore, la délégation sera modeste, mais riche de parcours humains exceptionnels.
Célèbre survivant d’une chute quasi mortelle d’une falaise de plus de 14 mètres de hauteur, Samer Tawk, le double olympien, représente un exemple national de force et de résilience. En effet, malgré ses blessures menaçantes, ce dernier a transformé tous les diagnostics qui le condamnaient à une chaise roulante en une seconde qualification aux JO 2026. Dans une discipline quasi inexistante au Liban, l’originaire de Bsharré incarne une trajectoire hors du commun dans le ski de fond. Il a construit son parcours à force de détermination, d’entraînements à l’étranger et de sacrifices personnels. Son histoire illustre la capacité d’un athlète libanais à se hisser au niveau olympique dans des conditions très différentes des standards internationaux, porté par une volonté inébranlable de porter au plus haut le cèdre libanais.
À son tour atteinte d’une blessure à sa jambe droite à deux semaines des JO 2026, Manon Ouaiss, skieuse alpine, symbolise la force de la résilience. En effet, loin de mettre fin à son ambition, cette épreuve a renforcé son engagement. Son retour à la compétition, au prix d’un long travail de rééducation et d’une grande force mentale, fait d’elle l’un des visages les plus inspirants de cette nouvelle génération. Celle-ci sera probablement remplacée par le talentueux André Hayek qui on espère portera au plus haut le drapeau rouge, vert et blanc.
Autour d’eux, le reste des Libanais se compose de visages nouveaux, souvent issus de la diaspora, formés entre le Liban, l’Europe et l’Amérique du Nord. Tous partagent un choix fort : celui de concourir vers les Jeux les plus rudes, les plus durs et les plus incertains, parfois au prix de concessions financières, personnelles et professionnelles. Leurs parcours, composés de doubles cultures et d’attachements profonds, viennent enrichir le récit olympique libanais d’une dimension humaine et identitaire puissante.
Au-delà des résultats et des classements, la participation du Liban aux Jeux olympiques d’hiver 2026 est avant tout une histoire de courage et de fidélité. Elle raconte celle d’athlètes qui avancent au-delà de leurs frontières, au-delà de leurs limites, souvent loin de leur pays, mais toujours animés par la volonté de le représenter avec dignité. Sur la neige olympique, chaque départ, chaque descente et chaque effort deviennent un acte de résistance silencieuse face aux difficultés, une affirmation que le Liban continue d’exister, de rêver et de se projeter vers l’avenir.
À Milan–Cortina 2026, ce n’est pas un simple dossard, mais un drapeau qui skiera sur une neige sacrée, celle de l’Histoire, celle d’un pays qui, malgré les crises, choisit encore l’espoir, la persévérance et la fierté. Cette présence rappelle que la grandeur olympique ne se mesure pas uniquement aux médailles, mais aussi à la force des parcours humains et à la puissance du symbole qu’ils incarnent.
Résilience, identité et espoir : le Liban aux JO d’hiver 2026
Du jeu de paume, au tennis en passant par le ping pong et le badminton, un nouveau membre, le padel, vient s’ajouter à cette belle famille de sport de raquette. En plein essor, le padel s’est imposé au fil des années comme une discipline emblématique du XXIᵉ siècle. Né dans les années 1970 au Mexique, ce jeu hybride qui se situe à mi-chemin entre le tennis et le squash, a fini par conquérir l’Espagne puis l’Europe entière. Il a séduit par son esprit convivial, sa dimension tactique et la richesse de son engagement physique.
Un sport accessible mais exigeant
Le padel se joue en double, sur un terrain entouré de parois vitrées et de grillages, où les rebonds font partie intégrante du jeu, et c’est d’ailleurs ce qui lui donne son aspect ludique ! Cette particularité confère au sport une fluidité sans pareille : la balle demeure presque constamment en mouvement. Contrairement au tennis, la puissance brute cède ici la place à une palette de précision, lecture du jeu et stratégie. Ainsi, le padel se veut un sport accessible à tous les âges, tout en demeurant hautement technique pour les joueurs aguerris.
Une dimension sociale et culturelle
Au-delà d’un simple exercice physique, le padel s’impose comme un paradigme social. Il se pratique dans une atmosphère presque paradoxale, où règnent convivialité et compétition, le tout parfumé d’un zeste de camaraderie. Dans les clubs comme dans les tournois amateurs, le padel favorise l’échange, le partage et la cohésion, devenant un véritable espace de rencontre intergénérationnel. Ce caractère fédérateur explique en grande partie la croissance fulgurante du nombre de pratiquants en Europe et au Moyen-Orient.
Un symbole de modernité sportive
Le succès du padel tient également à son esthétique moderne : pistes éclairées, surfaces synthétiques, raquettes sans cordage et structures vitrées en font un spectacle visuel éclatant, élégant et raffiné. De plus, les médias et les réseaux sociaux ont contribué à son essor, faisant du padel un réel phénomène culturel global. Quiconque joue au padel est considéré comme à la « mode ». Plusieurs fédérations nationales reconnaissent désormais officiellement la discipline, et les compétitions internationales se multiplient, témoignant ainsi de sa légitimité croissante au sein du monde sportif.
Un art du mouvement et de la stratégie
Enfin, le padel incarne une véritable philosophie du jeu intelligent. Contrairement à d’autres sports, la victoire ne repose pas tant sur la force que sur l’anticipation, la finesse des placements et la synchronisation des gestes. Chaque échange devient ainsi une belle chorégraphie stratégique où coexiste patience, ruse et sens du rythme.
Conclusion
En conclusion, entre performance et plaisir partagé, le padel, incarnant à la fois le sport, les loisirs et la culture, illustre à merveille la modernité d’un monde en quête d’équilibre. Sport élégant, tactique et profondément humain, il mérite sans conteste la place qu’il occupe désormais dans le panthéon des disciplines contemporaines.