Georges Sleiman
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Vous qui lisez, oui vous. Je vous mets au défi : essayez de ne penser à rien, oui rien. Pas au noir, pas au mot « rien » mais, littéralement, à rien. Difficile n’est-ce pas ? Voire mission impossible. Qu’en est-il alors des personnes qui pensent trop, les fameux overthinkers ?! Nous parlons fréquemment des guerres dans le monde, voire, des bagarres ou des chamailleries qui éclatent entre les collègues et les ennemis. Cependant, parlons-nous fréquemment de ce qui se passe dans nos têtes ? De ce conflit intérieur, de cette bataille qui fait rage entre nos pensées et nous-mêmes ?
De prime abord, la rumination mentale ou en anglais overthinking, se définit comme la tendance à répéter en boucle des pensées et des émotions provenant d’événements passés, ou émergeant de possibilités futures. Prenons l'exemple de Sami. Sami est une personne ordinaire, telle que vous et moi, qui, il y a une semaine, s’est disputé avec sa copine. Bien qu’ils se soient réconciliés, Sami repense toujours à la situation. Il rejoue le scénario dans sa tête, s’attarde sur chaque détail et se critique constamment. Il essaie de décortiquer la situation afin de déterminer s’il a eu raison ou tort dans chaque interaction. Dès lors, il se trouve noyé dans une mer de possibilités, de « J’aurais dû... j’aurais pu..., il aurait fallu..., ce serait mieux si...» Pire encore, il n’arrive ni à s'en échapper ni à s’en sortir ! Ses pensées le drainent mais il ne peut pas arrêter. Il n’arrive pas à s’arrêter.
Bien que la majorité de la population ait cette conception erronée, trop penser n’est pas toujours synonyme de problème mental. En effet, dans certains cas, cette sur-réflexion nous permet de mieux nous préparer et de nous améliorer, à condition que ce soit à court terme. Par exemple, j’ai un projet à présenter dans deux jours, ce n’est pas faux d’envisager des scénarios possibles dans le but d’anticiper certaines questions et de mieux me préparer.
Cependant, ruminer ses pensées devient problématique lorsque cela nuit à la personne et à son bien-être, lorsque ces pensées engendrent des sentiments de culpabilité, de stress interminable, d’anxiété, de peur, de désespoir ou même pire. En d’autres termes, lorsque la victime de ce conflit intérieur entre dans un cercle vicieux altérant sa vie quotidienne. C’est précisément dans ce cas qu’il faut absolument agir.
Nombreuses sont les solutions, mais vous devez prendre le temps d’y penser ! Déjà, la plus simple consiste à se distraire par différentes activités tel que travailler, faire du sport, ou prier, … Ensuite, la méditation et les exercices de pleine conscience peuvent aider à canaliser le flot des pensées. De même, extérioriser ses pensées que ce soit en les écrivant sur une feuille ou bien en les racontant à une personne de confiance, permet de se soulager. Enfin, n’hésitez jamais à chercher de l’aide auprès des professionnels de santé mentale tels les psychologues ou les psychiatres.
En conclusion, faisons la paix avec nous-même. Cherchons l’équilibre qui nous permet d’éviter l’entrée dans le cercle vicieux de la culpabilité et des remords. Ce sujet n’est pas un tabou, tout le monde réfléchit bien plus qu’il ne le voudrait et souvent bien plus que la situation ne le mérite. De ce fait, transformons ce conflit continu, cette bataille incessante, cette guerre interminable, en un échange fructueux, paisible, et sincère pour donner la meilleure image et la meilleure version de nous-même.
La rumination mentale : un conflit, une bataille, une guerre
Imaginez devant vous une personne qui s’est cassé un os : qu’il s’agisse d’un petit enfant tombé de vélo, d’un adulte ou d’une personne âgée à la suite d’une chute. Toutes auront des fractures osseuses que l’orthopédiste traitera soit avec le plâtre, soit les vis et les plaques, soit les prothèses. Cependant, une nouveauté de l’année 2025 pourrait changer la donne : une colle capable de réparer ces fractures sans intervention métallique. Quel est ce produit miracle dont nous parlons ? Pourra-t-il, un jour, remplacer les traitements orthopédiques classiques des fractures ?
La Bone-02, une colle destinée à réparer les os, est originaire de Chine. Des scientifiques chinois, dirigés par le Dr Lin Xianfeng dans la province de Zhejiang, se sont inspirés du mode du fonctionnement des huîtres pour l’inventer. En effet, ils avaient remarqué que, pour s’attacher aux rochers, ces huîtres utilisent une sorte de substance collante capable de résister à l’eau, aux forces et aux mouvements. Ils ont alors eu l’idée d’utiliser cette substance pour en faire une colle adaptée aux êtres humains.
Grâce à sa composition riche en calcium et en protéines spéciales, la Bone-02 assure une adhésion forte et résistante, tout en étant biodégradable et naturellement absorbée par le corps. Des essais cliniques menés auprès de 150 patients ont démontré que cette colle avait une force d’adhérence qui dépasse les 400 livres-force, avec une résistance au cisaillement de 0,5 MPa et à la compression proche de 10 MPa. Ces résultats suggèrent que cette invention pourrait remplacer les méthodes orthopédiques conventionnelles de prise en charge des fractures.
Ensuite, cette colle a été testée afin d’évaluer son efficacité. Par exemple, elle a été utilisée sur un patient ayant subi une fracture du poignet. Résultat ? En à peine trois minutes, les médecins ont pu traiter cette fracture sans plâtre, sans vis et sans plaques. Ils ont seulement eu besoin d’une simple incision de 3 cm et de la Bone-02. Par ailleurs, selon le rapport de l'équipe scientifique, la fracture du patient avait complètement guéri sans complications après un suivi de trois mois.
Cette solution représente un avantage réel par rapport aux méthodes traditionnelles qui nécessitent, dans la plupart des cas, une intervention chirurgicale pour insérer les plaques et les vis, puis une seconde opération ultérieure pour les retirer, sans compter les risques opératoires et infectieux. Dans le cas d’un plâtre, il aurait fallu attendre trois mois, voire davantage, avant de l’enlever.
Ainsi, la Bone-02 apporte de bonnes nouvelles thérapeutiques en matière de réparation osseuse. Cependant, les chercheurs restent prudents : bien que cette colle fixe et répare l’os à merveille en moins de temps que ne le ferait un traitement orthopédique classique, les effets à long terme sont toujours inconnus. Ce traitement serait-il toujours efficace 10 ou 20 ans après son application ? Serait-il aussi efficace chez les personnes âgées atteintes d’ostéoporose ? Autant de questions qui sont toujours en cours de recherche, mais ce que nous pouvons dire, c’est que cette colle s’avère être un traitement futuriste prometteur.
En conclusion, de nombreuses études et essais cliniques analysent les avantages potentiels et les éventuels effets secondaires de cette colle osseuse ; les résultats s’avèrent favorables. La Bone-02 révolutionnera-t-elle le traitement des fractures en orthopédie ? Son usage sera-t-il intégré aux recommandations médicales ? Que nous cache encore le monde animal comme innovations thérapeutiques ? Seul l’avenir nous le dira, et il nous réserve peut-être encore bien des surprises.
Georges Sleiman