USJ–CICR : trois nouvelles années pour faire dialoguer langues, terrain et humanité

 

Dans le cadre d’une coopération favorisant la transmission et la responsabilité au service de l’humain, l’USJ et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont renouvelé, le 16 septembre 2026, leur partenariat dans le domaine des services langagiers, renforçant ainsi les passerelles entre formation universitaire et expérience professionnelle.

Une cérémonie placée sous le signe de valeurs partagées 

La cérémonie de signature organisée à cette occasion au Rectorat a réuni autour du Pr François Boëdec, s.j., Recteur de l’USJ, et de Mme Agnès Dhur, Cheffe de la délégation du CICR au Liban, plusieurs membres de l’équipe rectorale et responsables des deux institutions, parmi lesquels le Pr Fadi Geara, Vice-recteur à l'administration, le Pr Richard Maroun, Vice-recteur aux affaires académiques, le R.P. Nader Michel, s.j., Premier Vice-recteur, Mme Carla Eddé, Vice-recteur aux relations internationales, Mme Nadine Riachi Haddad, Secrétaire général de l’USJ, ainsi que Mme Gina Saad, Doyenne de la Faculté de langues et de traduction, et Mme Mary Yazbeck, Directrice de l’ETIB. Étaient également présents des membres des équipes de l’Université et du CICR, des étudiantes et de jeunes professionnelles issues de l’ETIB.

Un partenariat entre formation et terrain

Inaugurant la cérémonie, Mme Eddé s’est réjouie du renouvellement d’un partenariat qui s’inscrit dans la volonté de l’USJ de renforcer ses liens avec les acteurs internationaux et de rapprocher toujours davantage l’Université du monde. 

Mme Saad a ensuite salué une collaboration qui « rapproche la formation universitaire des réalités du terrain ». Stages, séminaires, mentorat, immersion et participation à des projets concrets permettent en effet aux étudiants et diplômés de l’ETIB de découvrir les exigences des métiers langagiers dans l’action humanitaire, où précision, éthique, neutralité et confidentialité occupent une place essentielle. 

Prolongeant cette réflexion, Mme Yazbeck a insisté sur ce que l’expérience du terrain apporte à la formation : au-delà de la maîtrise des langues, ces métiers requièrent « discernement, responsabilité, sensibilité interculturelle et intelligence humaine ». 

Quand la convention devient expérience

Le témoignage de Maya Fayad est venu donner une dimension concrète à cette coopération. Entrée au CICR comme stagiaire en octobre 2023, alors qu’elle poursuivait son master à l’ETIB, elle y a découvert les réalités quotidiennes du métier avant de poursuivre sa collaboration avec l’organisation au-delà de son stage. Une expérience qu’elle résume dans une formule qui fait écho à l’esprit même du partenariat : « À l’ETIB, j’ai appris à traduire. Au CICR, j’ai découvert ce que signifie être traductrice. »

Prenant la parole à sa suite, le Pr François Boëdec a replacé cette convention dans le cadre d’une histoire de coopération bien plus ancienne entre l’USJ et le CICR. Il a notamment évoqué la reconnaissance accordée en 1950 à la Faculté de médecine pour son aide aux réfugiés palestiniens, avant de rappeler les collaborations développées dans différents domaines, du droit international humanitaire à la santé, en passant par la technologie et l’innovation. Au-delà de cette histoire commune, le Recteur a surtout souligné la convergence de valeurs et de missions entre les deux institutions et leur volonté d’œuvrer ensemble « au service de l’humain ».

Une relation nourrie par la confiance

Prenant la parole à son tour, Mme Agnès Dhur a placé la confiance mutuelle au cœur de ce partenariat, tout en rappelant l’importance fondamentale de la confidentialité dans le travail du CICR et le caractère particulier d’une convention de ce type, qui n’existe pas dans tous les pays où l’organisation est présente. 

La cérémonie s’est achevée par la séquence protocolaire officialisant publiquement le renouvellement de la convention. Mais l’histoire, elle, continue sur le terrain : trois nouvelles années pour apprendre, expérimenter, transmettre et grandir professionnellement, et pour faire des métiers langagiers un véritable trait d’union entre les savoirs, les réalités humaines et l’action.