Cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de l’ESIB, l’ESIAM, l’ESIA, l’INCI et l’ESAR-2026
L’Université Saint-Joseph de Beyrouth a célébré, le jeudi 16 juillet 2026, au Campus des sciences et technologies (CST) de Mar Roukoz, la cérémonie de remise des diplômes de l’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB), de l’École supérieure d’ingénieurs d’agronomie méditerranéenne (ESIAM), de l’École supérieure d’ingénieurs agroalimentaires (ESIA), de l’Institut national des télécommunications et de l’informatique (INCI) et de l’École supérieure d’architecture de Beyrouth (ESAR).
La cérémonie a été ouverte par Mme Christine Omeira Wazen, directrice du Service des publications et de la communication (SPCOM), qui a rappelé que cette soirée célébrait « bien plus qu’une réussite académique ». Derrière chaque diplôme, a-t-elle souligné, se cache une histoire faite de persévérance, de défis surmontés et de rêves qui prennent aujourd’hui une nouvelle dimension. Saluant le courage des diplômés, elle les a félicités pour avoir choisi l’exigence et traversé les périodes de doute sans jamais renoncer.
Le Recteur de l’USJ, le Pr François Boëdec, s.j., a ensuite adressé son message aux diplômés, à leurs proches et à l’ensemble de la communauté universitaire. Vivant sa première série de cérémonies de remise des diplômes depuis son entrée en fonction en janvier 2026, il a partagé l’émotion qui l’habitait en remettant leurs diplômes aux premières promotions quittant l’Université sous son mandat.
Invitant les diplômés à ne jamais oublier le chemin parcouru, il leur a rendu hommage pour leur détermination, tout en rappelant que leur réussite est le fruit d’un engagement collectif. Il a salué le rôle essentiel des familles, des enseignants et des membres du personnel qui les ont accompagnés malgré les crises successives traversées par le Liban. « Notre présence ce soir est le signe d’une réussite collective », a-t-il affirmé, appelant les nouveaux diplômés à demeurer reconnaissants envers celles et ceux qui ont cru en eux.
S’adressant aux futurs ingénieurs, architectes et spécialistes des technologies de la communication, le Recteur a insisté sur la responsabilité qui accompagne leurs compétences. Si les progrès technologiques, la robotisation et l’intelligence artificielle transforment profondément les métiers, ils ne sauraient remplacer « le respect de la dignité humaine, l’écoute, l’éthique et le sens des responsabilités ». Les diplômés ont été invités à mettre leur savoir au service du bien commun et à toujours placer la personne humaine au cœur de leurs décisions.
Le Pr Boëdec les a également exhortés à rester profondément attachés au Liban, qu’ils choisissent d’y exercer leur métier ou de poursuivre leur parcours à l’étranger. Il les a encouragés à réfléchir à la manière dont chacun pourra contribuer au relèvement du pays et les a invités à conserver un lien durable avec leur alma mater. Rappelant que, depuis plus de 150 ans, l’USJ forme non seulement des professionnels compétents mais aussi des femmes et des hommes guidés par le discernement, le service et l’engagement, il les a appelés à demeurer fiers de leur Université, à la soutenir et à faire vivre son héritage.
Invité d’honneur de la cérémonie, S.E.M. Nizar Hani, ministre de l’Agriculture, scientifique reconnu et enseignant-chercheur à l’USJ, notamment à l’ESIAM et à l’ESIA, a livré une allocution tournée vers l’avenir. Rappelant que l’USJ « n’a pas seulement délivré des diplômes, mais formé des générations de femmes et d’hommes porteurs d’une mission », il a souligné que chaque promotion est appelée à répondre aux défis de son époque.
Selon lui, la promotion 2026 est celle qui participera à bâtir le Liban de demain. Dans un monde où les connaissances évoluent rapidement, la réussite appartiendra avant tout à celles et ceux qui continueront d’apprendre, d’innover et de transformer leur savoir en solutions concrètes.
Le Ministre a mis en lumière la complémentarité des disciplines représentées lors de cette cérémonie. Les ingénieurs en télécommunications, les informaticiens, les architectes, les ingénieurs industriels, agronomes et agroalimentaires, a-t-il expliqué, participent chacun à la construction d’un même avenir. « L’avenir du Liban ne sera construit par aucune spécialité à elle seule. Il sera construit par la complémentarité de toutes ces compétences », a-t-il déclaré.
S’adressant plus particulièrement aux diplômés de l’ESIAM, dont plusieurs furent ses étudiants, il a rappelé que l’agriculture contemporaine repose désormais sur la convergence entre intelligence artificielle, drones, télédétection, analyse des données, ingénierie environnementale, télécommunications et innovation. Il a expliqué que la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’agriculture 2026-2035 exigera la collaboration de toutes les branches de l’ingénierie afin de bâtir un secteur agricole plus intelligent, durable et au service de l’être humain.
En reconnaissance de son engagement scientifique, académique et national, le Recteur lui a remis la médaille commémorative du 150ᵉ anniversaire de l’USJ.
Au nom de la Fédération des associations des anciens de l’USJ, M. Tony Hajjar a ensuite salué une promotion qu’il a qualifiée de symbole de foi et de résistance. Il a rappelé qu’en choisissant de poursuivre leurs études au Liban malgré les difficultés, les diplômés avaient déjà démontré leur engagement envers leur pays. Désormais titulaires du titre de « bâtisseur », ils portent selon lui une responsabilité majeure dans la reconstruction des infrastructures, le développement de l’agriculture, la souveraineté alimentaire, la transition numérique et le rayonnement du Liban. Il les a invités à rejoindre le réseau des anciens de l’USJ, « leur nouveau foyer », afin de continuer à porter les valeurs d’intégrité, d’audace et de solidarité qui caractérisent l’Université.
Prenant ensuite la parole au nom de l’ensemble des diplômés, M. Joe el-Hachem, major de la formation en génie informatique et communication, a proposé une réflexion sur l’avenir. Plus importante que la question de savoir où chacun sera dans cinq ans, il a estimé que la véritable interrogation est de savoir « qui serons-nous dans cinq ans ». Les compétences techniques, a-t-il expliqué, ne suffisent pas à définir un ingénieur : il faut aussi savoir analyser, décider, assumer ses responsabilités et mettre son expertise au service de la société.
Avec humour, il est revenu sur quelques souvenirs marquants des années d’études, évoquant les veilles d’examens, les tentatives de convaincre les responsables de reporter certaines évaluations ou encore l’usage de l’intelligence artificielle pour résumer des centaines de pages de cours. Si ces moyens constituent, selon lui, « un formidable outil », ils ne remplacent jamais le travail personnel, la régularité et la persévérance, valeurs que les enseignants ont constamment transmises.
Hachem a enfin rappelé que les diplômés sont avant tout des citoyens appelés à mettre leurs compétences au service du Liban avec intégrité et sens des responsabilités. Il a remercié chaleureusement les parents pour leurs sacrifices ainsi que les enseignants et l’Université pour leur accompagnement tout au long de leur formation.
La cérémonie s’est poursuivie avec le serment de la promotion, prononcé par les majors de toutes les institutions et formations – Marilyn Zaarour, Léa Sarkis, Joe Daoud, Sleiman Maatouk, Noël Abdel Karim, Nour Maasarani, Ribal Kasamani, Halim Sakr, Joe el-Hachem et Jean-Paul Noun –, suivi du serment doctoral d’intégrité scientifique prononcé par Maroun Ayli, Ghassan el-Helou, Mirna Haidar et Hawra Moghniyé.
Les diplômés ont ensuite reçu officiellement leurs diplômes, sous les applaudissements de leurs familles et de leurs enseignants.
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