Mot prononcé par M. Henri Awit
Cérémonie d’inauguration de la statue de St Joseph
Institution Organisateurs USJ
Monseigneur Youssef Béchara, Président de la Commission épiscopale pour l’enseignement supérieur
Messieurs les Vice-recteurs
Mesdames et Messieurs les Doyens et les Directeurs
Mesdames et Messieurs les Enseignants et les Membres du personnel administratif
Mesdemoiselles et Messieurs les Présidentes et les Présidents d’amicales
Chers étudiants, Chers amis
Au nom du Professeur René Chamussy, Recteur de l’Université Saint-Joseph, et au nom du Conseil de coordination du Campus des sciences sociales et de ses amicales, je vous souhaite la bienvenue et vous remercie de votre participation à cette cérémonie d’inauguration de la statue de Saint-Joseph.
On n’a jamais fini de méditer sur les différentes facettes de la figure de Saint-Joseph. Le Recteur René Chamussy et Mgr Youssef Béchara, en ont évoqué quelques unes, le premier à la messe du 19 mars, le second à la messe qu’il vient tout juste de présider. Je souhaiterais quant à moi m’arrêter un instant sur un trait de sa personnalité : la vertu de la patience. Après avoir cru en sa mission, Joseph a assumé sa tâche d’époux, de père putatif et d’éducateur avec une infinie patience, dans la persévérance et l’espérance. Il lui a été donné, lui l’homme juste qui a constamment ajusté son vouloir à celui de Dieu, de reconnaître à travers les aléas de la vie et dans les épreuves et la durée, les lentes germinations et les promesses de maturation.
En ce qui nous concerne plus particulièrement à l’USJ, Saint-Joseph a fait preuve d’une patience qui mérite d’être relevée. En effet, il a attendu un siècle, plus exactement 103 ans, pour qu’enfin soit célébrée sa fête patronale le 19 mars. Il lui a fallu attendre encore davantage pour que, 135 ans après la fondation de l’Université qui porte son nom, une statue lui soit érigée. Quelle formidable et belle leçon de patience !!!
Le second trait que je souhaiterais souligner est celui du silence, un silence fait d’écoute et de méditation. Paul Claudel a appelé Saint-Joseph le Patriarche du silence. Mais il s’agit d’un silence fort éloquent, parce qu’il se réfère à une mission, parce qu’il s’accompagne d’une action, et parce qu’il exprime tout un style de vie. Son silence est parlant et il nous interpelle.
Il adresse, à chacun de nous et à nous tous, éducateurs, membres du personnel et étudiants, une série de messages qu’il nous appartient de décoder, d’en saisir la portée et de les mettre en oeuvre.
Comment par exemple ne pas voir tout le symbolisme de cette statue et son puissant message ? Érigée au milieu de ce petit jardin d’oliviers, elle se dresse au centre du Campus des sciences sociales comme pour nous rappeler que notre Université, à l’image de son patron, se veut et se propose comme un trait d’union, un lieu de rassemblement et un milieu fédérateur. Si l’Université Saint-Joseph a délibérément choisi d’élever ses campus au centre de la cité, au coeur de Beyrouth, c’est justement parce qu’elle a vocation à être et à demeurer un point d’intersection, un espace d’accueil, de rencontre et de dialogue.
Chers étudiants, mes chers amis
Cette statue, nous la devons à l’initiative de l’amicale de la Faculté de gestion et de management pour l’année universitaire 2007-2008. Non loin d’ici, sur ce même campus, les amicales avaient financé l’aménagement d’un jardin, appelé à juste titre « le jardin des amicales ». De telles initiatives sont fort louables. Elles sont à multiplier. Elles sont à étendre à d’autres campus. Elles sont à généraliser, sous d’autres formes et selon des modalités diverses. Elles nous rappellent que les campus sont d’abord et surtout les campus des étudiants, des lieux de vie pour les étudiants. On y investit comme on aime investir dans sa propre maison. On les embellit comme on aime embellir sa propre maison.
Cette statue, nous la devons à l’association de plusieurs acteurs. C’est une oeuvre collective.
Qu’il me soit permis de remercier toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Je remercierais d’abord le président et les membres de l’amicale de la Faculté de gestion et de management pour l’année universitaire 2007-2008, ainsi que leurs amis, qui ont conçu l’idée, établi les contacts et effectué les démarches qui ont abouti à la création de cette oeuvre artistique. Qu’il me soit également permis de remercier, en la personne de sa veuve et des membres de sa famille, l’homme de bien, le très regretté Président Antoine Chouéiri, dont le don aussi généreux que discret a permis au projet de l’Amicale de se concrétiser. Je voudrais enfin remercier le sculpteur Rudy Rahmé qui a mis son grand talent et tout son coeur pour doter notre Campus d’une si belle oeuvre d’art. Elle allie dans une parfaite harmonie la majesté et la vigueur des rochers de la montagne de Bcharré dont Rudy est issu, et le recueillement profond que lui inspire la Vallée Sainte de Qannoubine.
Oui, nous devons cette statue à l’initiative d’une amicale. Mais est-il besoin de le rappeler ? Il est de la nature du don d’inviter au partage. Saint-Joseph, et l’Université dont il est le patron, ne sont pas la propriété exclusive d’un groupe, d’une amicale, d’un parti ou d’une communauté. Le Campus qui nous accueille aujourd’hui et sur lequel Saint-Joseph veillera dorénavant, comme l’Université qui porte son nom, sont ouverts à tous les étudiants, quelles que soient leurs appartenances religieuses, quels que soient leurs engagements politiques.
Dans les Évangiles, Joseph est d’abord présenté comme étant le père d’une famille. Célébrer Saint-Joseph à l’USJ c’est reconnaître qu’il est le père de notre grande famille, au sein de laquelle nous vivons tous ensemble comme des frères et des soeurs, différents mais égaux, unis par la même appartenance à notre Alma Mater, l’Université Saint-Joseph.
Vivent les étudiants de l’Université Saint-Joseph
Vive l’Université Saint-Joseph !
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Messieurs les Vice-recteurs
Mesdames et Messieurs les Doyens et les Directeurs
Mesdames et Messieurs les Enseignants et les Membres du personnel administratif
Mesdemoiselles et Messieurs les Présidentes et les Présidents d’amicales
Chers étudiants, Chers amis
Au nom du Professeur René Chamussy, Recteur de l’Université Saint-Joseph, et au nom du Conseil de coordination du Campus des sciences sociales et de ses amicales, je vous souhaite la bienvenue et vous remercie de votre participation à cette cérémonie d’inauguration de la statue de Saint-Joseph.
On n’a jamais fini de méditer sur les différentes facettes de la figure de Saint-Joseph. Le Recteur René Chamussy et Mgr Youssef Béchara, en ont évoqué quelques unes, le premier à la messe du 19 mars, le second à la messe qu’il vient tout juste de présider. Je souhaiterais quant à moi m’arrêter un instant sur un trait de sa personnalité : la vertu de la patience. Après avoir cru en sa mission, Joseph a assumé sa tâche d’époux, de père putatif et d’éducateur avec une infinie patience, dans la persévérance et l’espérance. Il lui a été donné, lui l’homme juste qui a constamment ajusté son vouloir à celui de Dieu, de reconnaître à travers les aléas de la vie et dans les épreuves et la durée, les lentes germinations et les promesses de maturation.
En ce qui nous concerne plus particulièrement à l’USJ, Saint-Joseph a fait preuve d’une patience qui mérite d’être relevée. En effet, il a attendu un siècle, plus exactement 103 ans, pour qu’enfin soit célébrée sa fête patronale le 19 mars. Il lui a fallu attendre encore davantage pour que, 135 ans après la fondation de l’Université qui porte son nom, une statue lui soit érigée. Quelle formidable et belle leçon de patience !!!
Le second trait que je souhaiterais souligner est celui du silence, un silence fait d’écoute et de méditation. Paul Claudel a appelé Saint-Joseph le Patriarche du silence. Mais il s’agit d’un silence fort éloquent, parce qu’il se réfère à une mission, parce qu’il s’accompagne d’une action, et parce qu’il exprime tout un style de vie. Son silence est parlant et il nous interpelle.
Il adresse, à chacun de nous et à nous tous, éducateurs, membres du personnel et étudiants, une série de messages qu’il nous appartient de décoder, d’en saisir la portée et de les mettre en oeuvre.
Comment par exemple ne pas voir tout le symbolisme de cette statue et son puissant message ? Érigée au milieu de ce petit jardin d’oliviers, elle se dresse au centre du Campus des sciences sociales comme pour nous rappeler que notre Université, à l’image de son patron, se veut et se propose comme un trait d’union, un lieu de rassemblement et un milieu fédérateur. Si l’Université Saint-Joseph a délibérément choisi d’élever ses campus au centre de la cité, au coeur de Beyrouth, c’est justement parce qu’elle a vocation à être et à demeurer un point d’intersection, un espace d’accueil, de rencontre et de dialogue.
Chers étudiants, mes chers amis
Cette statue, nous la devons à l’initiative de l’amicale de la Faculté de gestion et de management pour l’année universitaire 2007-2008. Non loin d’ici, sur ce même campus, les amicales avaient financé l’aménagement d’un jardin, appelé à juste titre « le jardin des amicales ». De telles initiatives sont fort louables. Elles sont à multiplier. Elles sont à étendre à d’autres campus. Elles sont à généraliser, sous d’autres formes et selon des modalités diverses. Elles nous rappellent que les campus sont d’abord et surtout les campus des étudiants, des lieux de vie pour les étudiants. On y investit comme on aime investir dans sa propre maison. On les embellit comme on aime embellir sa propre maison.
Cette statue, nous la devons à l’association de plusieurs acteurs. C’est une oeuvre collective.
Qu’il me soit permis de remercier toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Je remercierais d’abord le président et les membres de l’amicale de la Faculté de gestion et de management pour l’année universitaire 2007-2008, ainsi que leurs amis, qui ont conçu l’idée, établi les contacts et effectué les démarches qui ont abouti à la création de cette oeuvre artistique. Qu’il me soit également permis de remercier, en la personne de sa veuve et des membres de sa famille, l’homme de bien, le très regretté Président Antoine Chouéiri, dont le don aussi généreux que discret a permis au projet de l’Amicale de se concrétiser. Je voudrais enfin remercier le sculpteur Rudy Rahmé qui a mis son grand talent et tout son coeur pour doter notre Campus d’une si belle oeuvre d’art. Elle allie dans une parfaite harmonie la majesté et la vigueur des rochers de la montagne de Bcharré dont Rudy est issu, et le recueillement profond que lui inspire la Vallée Sainte de Qannoubine.
Oui, nous devons cette statue à l’initiative d’une amicale. Mais est-il besoin de le rappeler ? Il est de la nature du don d’inviter au partage. Saint-Joseph, et l’Université dont il est le patron, ne sont pas la propriété exclusive d’un groupe, d’une amicale, d’un parti ou d’une communauté. Le Campus qui nous accueille aujourd’hui et sur lequel Saint-Joseph veillera dorénavant, comme l’Université qui porte son nom, sont ouverts à tous les étudiants, quelles que soient leurs appartenances religieuses, quels que soient leurs engagements politiques.
Dans les Évangiles, Joseph est d’abord présenté comme étant le père d’une famille. Célébrer Saint-Joseph à l’USJ c’est reconnaître qu’il est le père de notre grande famille, au sein de laquelle nous vivons tous ensemble comme des frères et des soeurs, différents mais égaux, unis par la même appartenance à notre Alma Mater, l’Université Saint-Joseph.
Vivent les étudiants de l’Université Saint-Joseph
Vive l’Université Saint-Joseph !
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