
Grâce à une performance historique à la cinquième édition du Sports Arbitration Moot (SAM), l’USJ a été classée 12ème sur 76 universités, se hissant parmi les 16 meilleures facultés sélectionnées pour la phase finale à Madrid fin mai. Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’il s’agit d’une première à double titre : c’est la première fois qu’une équipe du Liban parvient à se qualifier pour les phases finales du SAM, d’autant plus que l’USJ participe pour la première fois à ce niveau de la compétition.
Le Sports Arbitration Moot est une simulation juridique d’envergure internationale, centrée sur le contentieux du sport et les mécanismes d’arbitrage. Contrairement à des concours purement théoriques, le SAM reproduit fidèlement les conditions d’une procédure arbitrale, mettant l’accent sur le développement des compétences orales des étudiants ; les étudiants s’affrontent par des plaidoiries orales devant des arbitres expérimentés, souvent issus du monde professionnel. Cette immersion permet de confronter les participants à des problématiques complexes mêlant droit du sport, droit international privé et arbitrage, dans un cadre extrêmement exigeant et compétitif, après plusieurs mois de préparation.
Cette année, cette compétition globale et prestigieuse a rassemblé 76 universités du monde entier. Celle-ci se déroule en deux phases distinctes. Une première phase qualificative, organisée en ligne, permet aux équipes de se mesurer à distance à travers plusieurs audiences simulées. Les meilleures équipes sont ensuite sélectionnées pour participer à la phase finale, qui se tiendra à Madrid, véritable point culminant de la compétition.
La victoire de l’équipe de l’USJ à la première phase et sa qualification conséquente à la deuxième constituent un véritable tournant pour les juristes libanais, l’USJ et le Liban. En effet, au-delà d’un simple concours académique, cette compétition internationale représente une immersion concrète dans le monde de l’arbitrage sportif, mettant les étudiants face à des professionnels du domaine dans des conditions proches de la réalité. Le parcours de l’équipe cette année illustre à la fois l’excellence académique de l’Université Saint Joseph et l’émergence du Liban sur la scène internationale de l’arbitrage.
C’est ainsi que l’équipe qualifiée, composée de Sarah Skaff et Anthony El Feghali en tant que respondents, Tia Karameh et Maroun Lebbos en appellants, et Habib Abdel Sater en balcony strategist, a brillé avec panache sur la scène internationale, avec l’accompagnement de ses entraîneurs dédiés (Coach Rola Makke, Coach Malek Al-Khalil, Coach Elie El Kareh, Coach Ramy Paul Kiwan et Coach Elie Gabriel Helou). Cette synergie entre étudiants et encadrants reflète la qualité de la formation juridique dispensée à l’USJ, ainsi que son ouverture sur les pratiques internationales.
Le format du concours exige une grande rigueur et une capacité d’adaptation remarquable. Chaque équipe doit plaider à trois reprises : une fois devant un arbitre unique, puis deux fois devant un panel composé de trois arbitres. Cette diversité de configurations oblige les participants à ajuster leur stratégie argumentative, à maîtriser leur temps de parole et à répondre avec précision aux questions souvent pointues des arbitres. Il s’agit donc d’une véritable pratique du droit et d’un véritable affrontement entre équipes du monde entier.
Cette réussite ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’un travail intensif, d’une préparation méthodique et d’un engagement constant de la part des étudiants. La participation à un moot de cette envergure exige des mois de recherche et d’entraînement. Les membres de l’équipe ont dû se familiariser avec des notions techniques d’arbitrage sportif, analyser un cas complexe et élaborer des arguments solides, tant en demande qu’en défense. À cela s’ajoute un entraînement rigoureux à la plaidoirie, visant à développer clarté, persuasion et réactivité.
Au-delà de la performance elle-même, cette qualification marque une étape importante pour la visibilité du Liban dans le domaine du droit du sport. Dans un contexte où les compétitions internationales sont souvent dominées par des universités européennes et nord-américaines, la présence d’une équipe libanaise parmi les meilleures marque un tournant majeur pour les libanais. En effet, elle démontre que les étudiants libanais sont capables de rivaliser avec les plus grandes institutions, dès lors qu’ils disposent des ressources et de l’encadrement nécessaires.
En effet, dans le contexte difficile que traverse actuellement le Liban, cette participation constitue une véritable lueur d’espoir et illustre le dynamisme académique et l’excellence des étudiants libanais.
Nous souhaitons bonne chance à cette équipe incroyable pour la deuxième épreuve qui se déroulera les 21 et 22 mai 2026 à Madrid.