Le Théâtre Le Monnot, soutenu par la Fondation de l’USJ : la culture comme acte de résilience et de résistance en temps de guerre
En temps de guerre, lorsque l’incertitude pèse lourdement et que la vie quotidienne est bouleversée, ce qui demeure constant, c’est la force de la solidarité collective. Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins - et acteurs - de moments d’humanité qui nous rappellent pourquoi la culture et la communauté comptent plus que jamais.
Dans ce contexte, Le Monnot a fait le choix essentiel de garder ses portes ouvertes. Si les représentations étaient devenues rares pendant la guerre, il nous a semblé fondamental de maintenir un espace vivant, un lieu de rencontre, de respiration et de pensée.
L’une de nos premières actions a été le lancement d’une collecte de fonds en soutien à Matbakh Mariam, permettant de récolter 1 947 $ pour fournir nourriture et produits essentiels aux villages en première ligne - un geste de solidarité autant qu’un message : vous n’êtes pas seuls.
Parallèlement, nous avons accompagné les enfants déplacés au refuge de l’USJ en leur offrant des moments de répit à travers des activités ludiques : journée cinéma, spectacle de marionnettes « Ana Lama Ekbar », cirque et distribution de cadeaux grâce à Paramaz du Circus Hub et aux Bouffons. Autant d’instants de joie pour des enfants marqués trop tôt par la guerre.
Au-delà de ces actions ponctuelles, le spectacle « Ana Lama Ekbar » a également été présenté dans quatre centres d’accueil, en collaboration avec le ministère des Affaires sociales et avec le précieux soutien de l’Ambassade de Suisse, permettant de toucher un plus grand nombre d’enfants.
Au-delà du social, nous avons également voulu maintenir le dialogue artistique vivant, malgré les circonstances. Nous avons ainsi organisé une série de rencontres avec des artistes libanais et internationaux, en ligne ou en présentiel. Chaque mardi, un artiste de théâtre - comédien, metteur en scène ou auteur - rejoignait le public pour partager son parcours et échanger dans une conversation libre et conviviale, autour d’un café ou d’un verre de vin sur le thème « Pourquoi monte-t-on sur scène ? La vie d’artiste, entre doute et passion »
Nous avons eu l’honneur d’accueillir des artistes libanais tels que Lina Abi Aad, Fouad Yammine, Julia Kassar et Badih Abou Chakra, Betty Taoutel ainsi que des invités internationaux comme le comédien Clément Vieu, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta, le metteur en scène Giulio Vanzan et l’auteur Mike Bartlett.
Ces rencontres, offertes gratuitement, ont permis de maintenir un lien essentiel entre les artistes et le public, de nourrir la réflexion et de rappeler que la création ne s’arrête pas, même dans les moments les plus difficiles.
Ces actions peuvent sembler modestes face à la guerre. Mais pour un enfant qui rit, pour une famille qui reçoit de quoi se nourrir, pour un instant où la peur laisse place au lien- elles représentent tout.
Nous sommes profondément reconnaissants envers tous nos partenaires, artistes, bénévoles et soutiens qui ont rendu cela possible. En des temps comme ceux-ci, la culture n’est pas un luxe - c’est une bouée de sauvetage.
Et nous continuerons…
Pour accompagner nos projets et soutenir le Théâtre Le Monnot
https://www.usj.edu.lb/idonate/index.php?campaign=CULT&inst=51#form-donate
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