COMMUNIQUÉ

Suite à l'annonce des résultats des élections des amicales d'étudiants de l'Université Saint-Joseph, des tensions sont apparues entre deux groupes d'étudiants du Campus des sciences sociales (Huvelin) appartenant à des bords politiques différents. Ces tensions ont mené l'administration universitaire à prendre les mesures nécessaires, en coordination continue avec les Forces de sécurité intérieure et l'Armée libanaise qui étaient de faction aux abords du campus, afin de séparer les protagonistes et éviter que les échanges verbaux ne se transforment en échauffourée.
Le même scénario s'est reproduit cette matinée et les mêmes mesures ont à nouveau été mises en place. L'Université a par ailleurs pris la décision de suspendre les cours de l'après-midi sur le Campus des sciences sociales afin de permettre l'évacuation du campus et de résorber les tensions. Les autorités de l'Université procèdent en parallèle à des contacts avec les responsables concernés pour discuter des moyens de mettre fin à cette situation inacceptable.
L'Université a également décidé de suspendre les cours sur le Campus des sciences sociales toute la journée du mardi 26 novembre 2013.
L'Université Saint-Joseph tient à souligner la qualité de la coordination avec les responsables des forces de sécurité qui n'épargnent aucun effort pour maintenir le calme et la sécurité sur les abords du Campus des sciences sociales.
L'Université Saint-Joseph tient enfin à souligner son envergure nationale historique, qui dépasse les clivages partisans, tel que le précisent les deux articles suivants de sa Charte:
Article 4 :      Promotion humaine totale, accueillante aux valeurs spirituelles
L'Université Saint-Joseph assume sa tâche d'enseignement et de recherche dans la perspective chrétienne qui fut la sienne dès sa fondation. La promotion humaine qu'elle vise ne se limite pas à l'acquisition d'une culture et à la maîtrise d'une technique ; elle est ouverte aux questions fondamentales qui se posent à la conscience de tout homme sur le sens ultime de la vie ; cette ouverture est le chemin habituel vers la reconnaissance d'un Dieu, transcendant toutes les valeurs humaines, qui donne à la vie sa plénitude de sens et garantit la liberté humaine contre toute oppression. C'est à ce Dieu que rend d'ailleurs hommage la Constitution du Liban.
Cette perspective implique la liberté religieuse. Elle n'entraîne donc aucune obligation de type juridique pour les membres de la communauté universitaire ; à plus forte raison, elle ne saurait accepter aucune discrimination entre eux sur une base confessionnelle. Elle requiert, par contre, de la part de tous ceux qui participent à la vie de l'Université, l'engagement de promouvoir un esprit de liberté personnelle et d'ouverture à la vie spirituelle. Les membres de toutes les communautés confessionnelles, dont la pluralité est une des caractéristiques de la société libanaise, ont vocation de participer ensemble à cette promotion, ce qui suppose connaissance et estime mutuelles. […]
Article 6 :      Indépendance confessionnelle et politique. Liberté d'accueil et de jugement
L'Université Saint-Joseph n'accepte pas d'être au service exclusif d'une classe sociale ou d'une communauté ethnique ; c'est pourquoi elle attache une spéciale importance à la diversification du recrutement de ses enseignants et de ses étudiants. Elle n'accepte pas non plus d'être asservie par une idéologie et entend sauvegarder sur son campus la liberté de l'information et du dialogue tant qu'elle ne porte pas atteinte à l'ordre public et aux activités d'enseignement. Appartenant à une société donnée, elle espère cependant en être le ferment.
- FIN -
Secrétariat général de l'Université Saint-Joseph
Beyrouth, le 25 novembre 2013