Descriptif

La décision de fonder la Faculté des lettres et des sciences humaines Ramez G. Chagoury de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth remonte à l'année 1976, lorsqu'un groupe d'anciens responsables de la célèbre École des lettres de Beyrouth décide de donner à cette École, qui vient de fermer ses portes, un successeur de taille et de combler ainsi le vide laissé par la fermeture d'une institution qui fut, pendant trente ans, le haut lieu de l'enseignement des grandes disciplines en sciences humaines au Liban et en Orient.

Avec six Départements au départ (lettres françaises, philosophie, histoire et géographie, psychologie et sociologie, en plus de l'Institut de lettres orientales qui devient pour deux décennies le Département de lettres arabes avant de retrouver son nom historique en 1996, tandis que les Départements d'histoire et de géographie se scinderont), la Faculté est inaugurée en octobre 1977.

Lui sont ensuite successivement rattachés le Centre de recherche et d'études arabes et le Centre d’études sur le monde arabe moderne (en 1977), l'École libanaise de formation sociale (en 1978) et l'Institut libanais d'éducateurs (en 1979, et qui deviendra l'un des pôles de la Faculté des sciences de l'éducation en 1999).

La raison de la constitution de cet ensemble est la nécessité de fédérer d'innombrables efforts dispersés, de réunir sous un seul toit des disciplines, des Écoles ou des Centres de recherche ayant tous un même objectif, à savoir la constitution d'un pôle d'enseignement et de recherche en sciences humaines fidèle aux grands principes de l'humanisme cher aux Jésuites et qui leur fit fonder la Faculté orientale soixante-quinze ans plus tôt. C'est d'ailleurs pour élargir encore son champ d'action conformément à cette aspiration, que sont ensuite fondés et rattachés à la Faculté, le Centre d'études des langues (en 1977), l'Institut de langues et de traduction et l'École de traducteurs et d'interprètes de Beyrouth (en 1980, et qui deviendra la Faculté des langues en 2012), l’Institut d'études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques en 1988 et enfin, en 2020, ESMOD Beirut. En 1986, sont également déposés à la Faculté des lettres et des sciences humaines Ramez G. Chagoury des fonds de la bibliothèque de l'ex-École des lettres, fonds qui se développent par ailleurs de manière autonome pour compter plus de 125 000 titres.

Depuis ces premiers temps et jusqu'à aujourd'hui, l'expansion de la Faculté n'a pas cessé. Les formations nouvelles se sont multipliées (tourisme, environnement et aménagement du territoire, relations internationales, information et communication, leadership et gestion des ressources humaines), ainsi que les laboratoires (Laboratoire de cartographie, Laboratoire de télédétection, Observatoire universitaire de la réalité socio-économique ou OURSE) et les Centres de recherche (Centre d'études Michel Henry, CERGES, etc.). En 1997, est inauguré le Théâtre Monot, dans les sous-sols de la résidence des Jésuites, où verra également le jour, en 2000, le Musée de Préhistoire libanaise. En 2000, la Faculté déménage de ses locaux de la rue Huvelin pour s'installer dans ses nouveaux murs,  sur le bord de la rue de Damas où elle se dote d'une superbe bibliothèque et d'une autre salle de théâtre, le Béryte, tandis que d'année en année, de nouvelles formations et de nombreux masters  voient le jour ( Master en critique d'art et curatoriat, Master en événementiel, Master en psychologie clinique et pathologique : approche comportementale et cognitive, Master en ressources humaines), enrichissant considérablement l'offre de formation de l'une des Facultés les plus dynamiques de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth.