Imagerie motrice et réhabilitation des fonctions mnésiques après accident vasculaire cérébral : évaluation cognitive, adaptation d’un outil et protocole thérapeutique.
Description :
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est reconnu comme la deuxième cause de démence dans la population générale (Irfani Fitri et al., 2020). Cette association s'explique par l’atteinte de régions cérébrales communes impliquées dans les processus mnésiques (Toniolo et al., 2023 ; Zakaria et al., 2022). Ce lien revêt une importance particulière au Liban, notamment en raison du niveau élevé de stress, qui constitue un facteur de risque majeur dans le contexte libanais (Iaali et al., 2024). L'étude de la démence post-AVC s'inscrit également dans l'orientation de la réhabilitation cognitive pour maintenir une qualité de vie supérieure. Parmi les avancées récentes en neurosciences, la méthode de l’imagerie motrice (IM) se distingue comme une approche prometteuse. Elle consiste à visualiser mentalement une action sans l’exécuter physiquement (Hilt et al., 2023). Elle a démontré son avantage dans la réhabilitation motrice post-AVC (Han et al., 2024 ; Uddin et al., 2021 ; Morioka et al., 2019). Toutefois, les études portant sur son impact sur les capacités mnésiques restent limitées. Or, les données disponibles indiquent que l’IM active des régions cérébrales similaires à celles affectées par l’AVC et impliquées dans les différents types de mémoire (Van der Lubbe et al., 2021 ; Kwon et al., 2023). La mise en place d’un protocole efficace de rééducation par IM nécessite une bonne capacité d’imagerie mentale du mouvement (Kalaycı et al., 2023). Cela dit, la traduction, l’adaptation et la validation du Movement Imagery Questionnaire – Revised, Second Edition (MIQ-RS) au sein de la population libanaise constituent une étape essentielle.
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