Mot du Doyen

J'ai passé une bonne partie de ma carrière professionnelle dans le monde des entreprises, dans l'entreprenariat, au Liban, dans les pays du Moyen-Orient, en Europe, en Afrique. J'y suis toujours, mais je suis très fier aujourd'hui de porter cette casquette d'entrepreneur, parce que c'est une casquette qui reste gravée dans le cœur. Mais aujourd'hui, une casquette dont je suis très fier et qui est beaucoup plus un message qu'une casquette qui est aujourd'hui être fièrement doyen de la faculté de gestion et de management.

Aujourd'hui, j'ai été honoré par cette position, par ce titre, mais finalement, ma présence aussi est ici un message. Un message d'espérance, un message de résilience, un message de restructuration, un message de construction. Aujourd'hui, je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui, les deux seuls piliers qui restent pour reconstruire notre pays sont l'éducation et sont les jeunes.

Donc, mon premier message va à tous les jeunes d’aujourd'hui. J'en fais partie. C'est qu'aujourd'hui, c'est vrai, on a tout pour ne plus avoir confiance ni en soi, ni en notre économie, ni en notre pays.

Mais en même temps, on a tout à refaire et on a tout à reconstruire. Ce que je vous dis aujourd'hui, venez participer à la reconstruction de votre pays, à la restructuration de votre équipe et que le Liban soit, comme il a toujours été, un laboratoire, un laboratoire d'idées, d'entrepreneuriat et rien d'autre que notre faculté de gestion et de management pourrait travailler tous ensemble, main dans la main, pour reconstruire, pour diversifier, pour développer notre pays et notre économie. Aujourd'hui, on reprend tout à zéro, non seulement au Liban, mais dans les pays du monde arabe et partout dans le monde.

Aujourd'hui, la Covid nous ouvre une nouvelle partie de notre vie. On a besoin de gestion, on a besoin d'innovation, on a besoin de créativité. Et tous ensemble, comme une grande famille de la FGM, on est prêts à le faire main dans la main.

Aujourd'hui, c'est un choix stratégique et un des plus grands choix stratégiques, c'est de rester, croire dans notre pays, croire en soi, croire en son développement, croire en sa diversification. Et personne d'autre que les jeunes et l'éducation peuvent non seulement sauver, mais reconstruire les bonnes bases que nos aïeux ont faits et surtout que les prochaines générations soient fières de vous, de nous, de ce qu'on a fait et de ce qu'on va faire. Bonne chance à tous.