Cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de la FSR, l’IEIC, l’ISSR, la FLSH, l’ILO, l’ESTS, l’IESAV, l’ETIB, la FSEDU, l’ILE et l’AFC-2026
Le Campus des sciences et technologies de Mar Roukoz de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth a accueilli, le mardi 21 juillet 2026, la cérémonie de remise des diplômes de la Faculté des sciences religieuses (FSR), de l’Institut d’études islamo-chrétiennes (IEIC), de l’Institut supérieur de sciences religieuses (ISSR), de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ramez G. Chagoury (FLSH), de l’Institut de lettres orientales (ILO), de l’École supérieure de travail social (ESTS), de l’Institut d’études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques (IESAV), de la Faculté de langues et de traduction (FdLT), de l’École de traducteurs et d’interprètes de Beyrouth (ETIB), de la Faculté des sciences de l’éducation (FSEDU), de l’Institut libanais d’éducateurs (ILE) et de l’Académie de formation à la citoyenneté (AFC).
Placée sous le signe de l’engagement, de la transmission et de la responsabilité, cette soirée a été honorée par la présence de Son Excellence Mme Rima Abdul Malak, ancienne ministre de la Culture de la République française et directrice générale du groupe L’Orient-Le Jour. Franco-libanaise, elle s’est distinguée tout au long de son parcours par son engagement en faveur de la culture, des médias, de la création artistique et de la francophonie, incarnant ainsi une figure inspirante à la croisée de l’action publique, de la culture et de l’information.
En ouverture de la cérémonie, Mme Christine Omeira Wazen, directrice du Service des publications et de la communication (SPCOM), a rappelé que chaque remise de diplômes célèbre bien davantage qu’une réussite académique : elle marque l’aboutissement de parcours façonnés par le travail, la persévérance, les amitiés, les défis surmontés et les rêves devenus réalité.
Le Recteur de l’USJ, le Pr François Boëdec, s.j., a ensuite adressé son message aux diplômés, à leurs proches et à l’ensemble de la communauté universitaire. Vivant sa première série de cérémonies de remise des diplômes depuis son entrée en fonction en janvier 2026, il a partagé l’émotion qui l’habitait en remettant leurs diplômes aux premières promotions quittant l’Université sous son rectorat.
Rappelant que « si les compétences construisent les carrières, ce sont les valeurs qui construisent les personnes », le Recteur a insisté sur la responsabilité particulière des diplômés de l’USJ, appelés à exercer un jugement éclairé, à accueillir la différence et à défendre leurs convictions avec discernement. Il a également rendu hommage à la vocation des sciences humaines, qui, a-t-il affirmé, « ne forment pas seulement des professionnels compétents, elles forment des femmes et des hommes capables de donner du sens à leurs actions et de contribuer à une société plus juste, plus solidaire et plus humaine ».
Il a salué le rôle essentiel des familles, des enseignants et des membres du personnel qui les ont accompagnés malgré les crises successives traversées par le Liban. « Notre présence ce soir est le signe d’une réussite collective », a-t-il affirmé, appelant les nouveaux diplômés à demeurer reconnaissants envers celles et ceux qui ont cru en eux.
Le Pr Boëdec les a également exhortés à rester profondément attachés au Liban, qu’ils choisissent d’y exercer leur métier ou de poursuivre leur parcours à l’étranger. Il les a encouragés à réfléchir à la manière dont chacun pourra contribuer au relèvement du pays, les a invités à conserver un lien durable avec leur alma mater et il les a appelés à demeurer fiers de leur Université, à la soutenir et à faire vivre son héritage.
De son côté, Mme Rima Abdul Malak a livré un témoignage personnel empreint d’émotion et d’espérance. Félicitant les diplômés pour leur persévérance, elle a rappelé qu’ils avaient poursuivi leurs études au milieu de crises successives ayant profondément marqué le Liban.
Face aux bouleversements technologiques et à l’essor de l’intelligence artificielle, elle a défendu avec force la place des sciences humaines, des langues, de l’éducation, de la culture, du dialogue interreligieux et de la création artistique. Plus le monde se digitalise, a-t-elle expliqué, plus il a besoin d’empathie, d’éthique, de mémoire, de justice et de récits capables de préserver sa dimension humaine. Citant le recrutement croissant de philosophes par les grandes entreprises de l’intelligence artificielle, elle a affirmé que « le monde de demain a besoin de sens et c’est vous qui allez le lui donner ».
Évoquant ensuite son propre parcours, depuis ses engagements associatifs au sein de Clowns Sans Frontières jusqu’à ses responsabilités ministérielles puis à la tête de L’Orient-Le Jour, elle a encouragé les diplômés à suivre leurs intuitions plutôt qu’un itinéraire tout tracé. « Ne vous laissez dicter aucun chemin, suivez votre cœur », leur a-t-elle lancé, rappelant que les rencontres, le bénévolat ou les engagements les plus inattendus peuvent transformer une vie. Elle a conclu son intervention par la lecture du poème Jeunesse d’Andrée Chédid, dédié à la promotion 2026.
À cette occasion, le Recteur a remis à Mme Abdul Malak le tableau commémoratif réalisé pour les 150 ans de l’USJ.
Au nom de la Fédération des associations des anciens de l’USJ, Mme Safaa el-Khatib, ancienne de l’Institut libanais d’éducateurs, a souhaité la bienvenue aux nouveaux diplômés au sein de la communauté des anciens. Elle a rappelé que l’USJ transmet bien davantage qu’un savoir : elle lègue une manière de regarder le monde, fondée sur l’engagement, l’excellence, le service et l’humanité. Si le diplôme atteste des connaissances acquises, a-t-elle souligné, « votre vie témoignera de ce que vous aurez choisi d’en faire ». Invitant les diplômés à faire rayonner les valeurs de leur université, elle leur a rappelé que « le monde n’attend pas seulement des professionnels compétents, mais des femmes et des hommes capables de mettre leur savoir au service des autres ».
Au nom des diplômés, Mlle Élise Gebrayel, diplômée de l’Institut supérieur des sciences religieuses, a livré une réflexion sur la place de l’université à l’ère de l’intelligence artificielle. Si les machines produisent désormais des réponses instantanées, a-t-elle observé, l’université demeure le lieu où l’on apprend à poser les bonnes questions, à développer son esprit critique, à exercer son discernement et à rechercher ce qui est vrai, juste et bon. Revenant sur son expérience récente lors d’une rencontre de théologiens au Caire, elle a expliqué que les progrès technologiques rendent plus indispensable encore la réflexion sur la personne humaine, le sens, la liberté, l’espérance et la dignité.
La cérémonie s’est poursuivie avec le serment des étudiants de l’École supérieure de travail social, prononcé par Tania Hoyek, puis celui des étudiants de l’Institut libanais d’éducateurs, lu par Stéphanie Sabra. Faten Gibai a ensuite prêté le serment doctoral d’intégrité scientifique, réaffirmant les valeurs d’éthique et de rigueur qui fondent la recherche universitaire.
Les diplômés ont ensuite reçu leurs diplômes, sous les applaudissements de leurs familles et de leurs enseignants.
Consultez l'album photos
Anglais
French